Le sexe et les soldats, en AFN.

Publié le par francis.mauro

Le sexe tabou en AFN.

Que dire sur ce sujet de nos jeunes soldats en campagne ?

Il est bien certain qu’à cet âge le corps exulte, et a des besoins de fonctions. Alors que faisaient nos braves soldats pour satisfaire leurs besoins sexuels ?

La veuve poignée était presque chaque jour de service, n’en déplaise à nos puritains ! Puis il y avait les rares sorties où ils pouvaient aller moyennant finance s’offrir une péripatéticienne qui ne manquaient pas en ville. Parfois la tentation venait les assaillir en regardant les jeunes algériennes où pour certains des filles de pieds-noirs. Des mariages se firent avec ces belles jeunes filles du soleil, très jolies pour la plupart. 

Le sujet sur le sexe était toujours à l’ordre du jour dans les conversations des soldats. Des revues assez osées circulaient de mains en mains, comme Paris- Hollywood revue de photographies de femmes dévêtues ou en affriolant petit vêtement sexy, pour le plaisir des yeux de nos jeunes en mal d’amour.

Parlerons-nous du fameux « bromure » qui en réalité ne fut jamais à ma connaissance utilisé.

La légion étrangère avait elle des BMC (Bordel militaire contrôlé) pour satisfaire ses hommes. J’ai souvenir qu’à Méch Méch près de Randon, un BMC était ouvert non seulement à la légion, mais à tous ceux du secteur qui voulaient y aller. Pour ma part une fois avec quelques Hussards nous avons rendu visite à ces belles demoiselles. Une surprise nous attendait, qui fit fuir certains Hussards. Pour pouvoir « aller » avec ces filles, il fallait passer devant un infirmier légionnaire et lui monter nos (outils), qu’il tripotait en connaisseur pour déceler une éventuelle maladie vénérienne. Cela faisait tout drôle et était un peu choquant, pour les petits gars du contingent.

A cette époque nous ne parlions pas encore du SIDA, mais de « chaudes pisses » (blennorragies) cela fut pour certains, la punition à vouloir assouvir leur instinct d’homme. Une petite piqûre et une engueulade du toubib régimentaire, avec l’obligation de donner le nom de la femme pour la faire soigner afin qu’elle ne refile pas la maladie à tout le régiment.

Quoi qu’il en soit !

Ce fut quand même un moment assez dur à passer pour beaucoup d’entre nous, d’être privé des petites jeunes filles de notre âge, qui en France sortaient librement au bal du samedi soir en s’éclatant au son de l’accordéon.

Cela aussi fit parti de notre guerre nous privant de bons petits moments  qui furent perdus à jamais.(excusez cet article s'il vous choque)

FM.      

 

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