Le poème du dimanche.

Publié le par francis.mauro

L’Algérie rebelle

 

Que tu fusses belle, la rebelle,

Quand sur toi nos vingt ans

Se posèrent sans ombrelle,

Ne sachant pour combien de temps.

 

Bercés de ta séduisante beauté,

Certains se prirent à tes pièges

Avec innocence pour succomber

Sous tes sourires sortilèges.

 

Tu hurlais haut et fort

Ton indépendance immédiate.

Nous pensions à tort

Regagner nos pénates.

 

Sans détour ni remords,

Le pouvoir était tout autre.

Il était certainement très fort

Trop fort, pour nous-autres.

 

Simple appelés sous le drapeau,

En claquant notre étendard,

Sinon faire le beau

Il était déjà trop tard.

 

La raison l’emporte sur l’état,

Laissant chacun à son destin.

Il fallait repartir soldats,

C’était là ton chagrin.

 

De ce festin de liberté éclatée,

De toutes ces folies,

D’une paix à partager

Pour des jours infinis.

 

Pauvres sont ceux

Qui ne revinrent jamais,

Qui nous regardent des cieux

Pour toute l’éternité !

FM

 

 

 

Publié dans Images

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :