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Bivouaque et nomadisation.

Publié le par francis.mauro

Souvenirs d’AFN.

Bivouaque et nomadisation.

Il y a peu, je me plaignais de l’inconfort de ma literie ne trouvant le sommeil. C’est alors que je me remémorais nos multiples nuits dormant à la « belle étoile » dans les djébels.

Combien de fois avons-nous dormis sur « le terrain » ?  Dans l’inconfort le plus total. Sans matelas, sans drap ni couverture, rien que le sol où nous nous trouvions, et pourtant que de belles nuits nous passions !

Je me souviens de ces nuits chaudes et douces où je dormais comme un bébé heureux et tranquille avec en bruit de fond, la canonnade et les courtes rafales lointaines d’armes automatiques, éclairé par les lucioles des avions tournoyants dans le ciel de la nuit noire.

Parfois, en bouclage sur une ligne de crêtes, nous étions en position sur place sans pouvoir bouger d’un mètre. Nos positions avaient été reconnues par chacun d’entre nous en nous signalant par la lumière d’une courte rafale en l’air. Donc plus question de bouger. Alors nous étions figés à l’endroit de notre position jusque au lever du jour. Allongé sur le dos ou recroquevillé dans un coin de rocher nous devions essayer de dormir sur le « qui vive » en armes et équipements, prêts à intervenir à tous moments.

Des tours de gardes étaient organisés pour notre protection à tour de rôle par faction de deux heures chacune. Et pourtant malgré ce décor et cette ambiance peu propice au farniente,  je me souviens avoir passé mes plus belles nuits de ma vie.

Renversé sur le dos dans la pierraille, enroulé dans ma djellaba kaki, mes sacoches de PM comme oreiller et celui-ci bloqué sur ma poitrine, comme je me sentais bien et serein. J’avais un sentiment de sécurité et de confort inégalable, me donnant une véritable envie de rire de joie, de pouvoir enfin reposer mon corps épuisé par la longue marche de la journée de djébels en djébels. Je m’endormais aussitôt d’un sommeil profond et réparateur, faisant abstraction de l’environnement.

Et oui ! Que de bonnes nuits nous passions quand nous avions vingt ans, et pourtant c’était la guerre et nous étions soldats.

Francis Mauro le 27 août 2011.    

Publié dans les écrits

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Saint Joseph (Boukamouza) 4e compagnie 37BG

Publié le par francis.mauro

img292

292 Image de notre ami Jean Marie Casteleynimg294

294 images de Jean Marie Casteleyncertificat de bien vivre.

ci joint 2 photos , souvenir de mon affectation a St Joseph

294 : remplissage de la citerne d'eau tout usage , sauf alimentaire ,dans la Seybouse . Après les chicanes , direction Mondovi, a droite toute ; une rampe d'accès aménagée au bull , permettait d'atteindre le lit de l'Oued , dont le niveau en cet automne 61 , n'était pas bien élevé.

Il fallait reculer au maximum , afin de disposer d'une profondeur , permettant de remplir les récipients ( eh non, pas de pompe a moteur thermique) pour les vider ensuite dans cette citerne de 3000 li. , tout ceci , a l'aide de 4 Harkis , dont il est possible d'en apercevoir un , juché sur la flèche.

292 :C'était un dimanche de décembre, 61 toujours ,en tenue 46 d'hiver , j'attendais le véhicule de permanence qui allait m'amener a l'Office a Mondovi .Photo prise devant la salle , peut étre communale , je ne sais plus , sécurisée par un mur de protection avec chicanes aux deux extrémités opposées. Située non loin de la RN , elle avait une couverture en fibro ciment . Pour y avoir passé plusieurs nuits , elle était bien plus confortable que nos abris en toles . Quand ce mur a t'il était construit ??? il était similaire a celui qui protégeait la Mairie.

Document 305 : C'est terminé , tristement , la Compagnie du Génie 37/4 quitte St Jo., avec les honneurs semble t'il . Qui était le Maire ??? peut étre bien l'Instituteur ???

Bien Amicalement

 

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Archives du MDL René Schaeffer.

Publié le par francis.mauro

souvenirs d'Algérie, que beaucoup ont égaré où perdu.

ici le calvaire, et le dernier menu sur le Ville d'Alger au retour d'un service bien rempli pour l'Algérie Française.

numérisation0002

numérisation0003

 Merci René, pour ces petites notes et fiches.

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Avis de recherche

Publié le par francis.mauro

 

 

Qui est ce sous lieutenant du 4e Régiment de Hussards. image prise à KEF-DRARI en 1959.

 

qui est-il 02

 qui est-il 03

de face

Impossible de me souvenir de son nom, alors si quelqu'un le reconnait, il serait bien aimable de nous le signaler!

Merci d'avance.

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Les corvées en AFN.(Settara)1960/61.

Publié le par francis.mauro

 

108 Corvée d'eau

 les courageuses femmes algériennes

109 Retour de la corvée de bois

Corvées de bois

images de notre ami Oscar Vasse.

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Respect des morts pour l'Algérie Française !

Publié le par francis.mauro

N-7 93061111

Cette plaque témoignage se trouve dans l'église à Antibes.

à propos !

Jean-Marie Bastien-Thiry, dit Jean Bastien-Thiry, né le 19 octobre 1927 à Lunéville, fusillé le 11 mars 1963 au fort d'Ivry, était un ingénieur militaire français, lieutenant-colonel de l'armée de l'air, célèbre pour avoir organisé et dirigé l'attentat du Petit-Clamart, le 22 août 1962, dans le but d'assassiner Charles de Gaulle, président de la république. Pour Bastien-Thiry, De Gaulle était directement responsable de la tragédie de la fin des événements d'Algérie de 1962, part sa politique algérienne mensongère: « Messieurs, tous les Français nationaux qui nous ont précédés devant ce tribunal, ou devant d'autres cours de justice, en particulier le général Salan, ont qualifié comme il convenait la rupture de ces engagements de juin 1958 : le parjure qui en est résulté constitue l'une des plus grandes, et peut-être la plus grande imposture de l'Histoire de France; la rupture de ces engagements qui, à partir de 1959, allait être consommée dans les faits en vertu de déclarations et initiatives successives, savamment graduées, constitue une escroquerie politique et morale apparemment sans précédent; ses conséquences en furent à la fois tragiques et immenses, et ces conséquences sont très loin d'être épuisées aujourd'hui. Dès lors que l'on avait basé une politique sur le parjure et le reniement, il devenait impossible de s'arrêter de mentir, de se parjurer et de se renier» [1].

Accusé par un tribunal d'exception, la Cour militaire de justice, pourtant déclaré illégal par l'arrêt du Conseil d’État du 19 octobre 1962 car "portant atteinte aux principes généraux du droit" [2], Jean Bastien-Thiry est passé par les armes par un peloton de sous-officiers français au fort d'Ivry, le 11 mars 1963. Il est le dernier condamné à mort à avoir été fusillé en France.

Dans son ouvrage Bastien-Thiry : jusqu'au bout de l'Algérie française (Pygmalion, 2003), le journaliste Jean-Pax Méfret déclare à propos de ces crimes de guerre commis après le cessez-le-feu et donc jugés par lui peu médiatisés en métropole par le média dominant qu'était l'ORTF: « Les chiffres sont effrayants. Des dizaines de morts par jour auxquels s'ajoutent les enlèvements. Entre le 19 mars et le 10 juin 1962, 1 535 pieds-noirs ont été enlevés dans Alger. Disparus à jamais ou retrouvés exsangues et affreusement mutilés. »[3].

Lors de son procès, Bastien-Thiry met en accusation le président Charles de Gaulle en ces termes: « C'est une vérité que l'homme contre lequel nous avons agi est, à tout moment, passible de la Haute Cour, et qu'il suffirait d'un minimum de clairvoyance et de courage de la part des parlementaires pour l'y traduire; le dossier de ses forfaitures, de ses crimes et de ses trahisons existe, et des milliers d'hommes sont prêts à témoigner de la réalité de ces forfaitures, de ces crimes et de ces trahisons. »[4].

 

 

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