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ON VA À LA CHASSE AUX PERDREAUX ET ON TOMBE SUR LES FELLAGHAS.

C’ÉTAIT UN JEUDI JE ME RAPPELLE TRES BIEN AU MOIS D,AOUT en 1960. et avec mon père on avait décidé de partir à la chasse aux perdreaux à sidi Djémil , mon oncle marcelin ,le frère de ma mère . et deux autres amis à mon père dont je ne me rappelle plus les noms étaient venus avec nous . nous étions donc 5, mon oncle et les deux autres chasseurs partaient avec la 4L , et mon père et moi avec le side car . il était environ 6 heures du matin , . l’air frais avant la grande chaleur était si bon , . on passe donc par Duzerville . Mondovi et après 2 heures nous voilà à la SAS de sidi Djémil .. le temps de nous enregistrer avec les militaires afin que en entendant les coups de fusils ils ne pensent pas que c’était les felouzes .( si on avait su ce qui nous attendait)et on descend,car la SAS était sur une colline , en pleine montagne comme je l’ai déjà dis , ah mes enfants que c’était beau . le soleil commençait à se lever haut dans le ciel , un ciel bleu comme on en à chez nous en Algérie , sa sentait bon , un mélange de fleurs sauvages , et d’herbes odorantes .des terres sauvages à perte de vue . mon père avait son calibre 12 et moi je portais la gibecière, une espèce de grande courroie de cuir large de 10 cm avec des nœuds de cuir dans lesquels on passait la tête des perdreaux . et nous voilà tous les 5 qui nous éloignons de la SAS .on fait environ 3 km et là on tombe sur une compagnie de perdreaux . ah mes amis avez-vous déjà entendu ça se lever , sa fait un bruit de branches d’arbres qu’on agite fortement cela mêlé aux cris des oiseaux ,non la grande zorra toi t’a pas connut ça . comme ils sont beaux avec leur plumes grises , et rouge . le bec rouge . et pan !!pan !!sa tire dans la compagnie et me voilà avec 3 perdreaux attachés sur mon collier autour des épaules .

Là ,on décide, vu que la compagnie de perdreaux s’était dispersée , d’en faire de même .et donc mon oncle et les deux autres partent de leur côté , et mon père et moi de notre côté. , .au bout d’une heure, aie, aie ! il commençait à faire une putain de chaleur , on entends pas mal de coups de fusils . mon père me dit et je m’en souviens comme si c’était aujourd’hui , ! diocane ton oncle ils sont tombés sur les perdreaux et nous on fait les couillons ici . viens on va vers eux . et soudain une détonation très forte , mon père me dit . diocane ( eh oui je sais sa revenait souvent dans la conversation ) y en a un qui a dû éclater son fusil .( et non c’était la première grenade ) et nous voilà à partir en courant vers mon oncle , et les deux autres chasseurs , pour cela on devait monter un petit monticule , il y avait des petites broussailles , et de l’herbe brûlée par le soleil d’aout . arrivé en haut . on voit plus mon oncle et les deux chasseurs, mais à environ 500 mètres ,5 hommes habillés en kaki qui viennent vers nous en courant . mon père oui je le revois encore. tout est gravé dans ma mémoire à jamais , ( une chance jeannot mon père connaissait la montagne comme sa poche ) y regarde bien car le soleil était aveuglant . .il prend le temps de bien regarder et il me dis , ouille mon mon fils C’,est les fellaghas !!! les felouzes avaient commencé à tirer sur mon oncle ,mais en voyant mon père et moi ils ont dû se dire, là, ya un enfant ( j,avais 11 ans ( ceux là on va les avoir . ) alors là ce fut le sauve-qui-peut . on se met à courir . dans le sens contraire et là mes amis les balles sa sifflaient de tout les côtés , je me rappelle mon père y me disait ,ai pas peur mon fils , tu sais quand les balles font zipppppp sa veut dire qu’,elles passent loin . si sa fait tac , là c’,est que sa passe près . et des tacs j’en ai entendu . . Et on court, mon père me tenait la main , et les felouzes y nous lâchaient pas , en avant à coup de mitraillette ra ta ta ta ta sa faisait je dis à mon père,# papa les perdreaux c,est lourd # il me dit # jette les perdreaux, mais garde les cartouches #. . Et on court . et les balles sifflent, quelquefois les felouzes nous criaient , rendez-vous et et des fois . à mort . à mort !.je me rappelle mon père avait sorti une photo d’un curé italien padre piu( la photo, nous l’avons toujours) qui avait les mêmes Stigmates que le Christ . dont les mains saignaient . bref moi comme vous le savez, je suis un non croyant mais bref papa avait la photo dans ses mains et tous en courant , il disait seigneur faite qu’on s’en sort et je retourne plus à la chasse ( tu parle !! dés le dimanche suivant il était reparti ) à un moment donné ,on avait soif car on avait perdu nos gourdes, on arrive dans un espèce de marécage et on à bu l’eau enfin je devrais dire de la boue , ( quand je pense que maintenant les enfants sa leur prends de l’eau en bouteille , !! )on était dans un état lamentable, les ronces nous arrachaient les vêtements . on était égratigné de partout, mais comme l’adrénaline sa y allait, on sentait . rien . par deux fois, dont une fois en plein dans un tas de poussières de charbon(vous vous rappelez les Arabes faisaient du charbon de bois) . donc par deux fois une grenade nous explose juste à côté de nous, demandez-moi pas pourquoi on est vivant . ce que je vous dis c’est ce qui fut . et la grenade qui explosa dans le charbon de bois nous fit tout noir , on en avait dans la bouche . partout . mais laisse que l’on court . on court . et dommage pour les felouzes, mais en ce temps-là je courais comme un lapin, eh !! toutes semaines à la chasse avec mon père j’avais l’entraînement et on était arrivé,. À leur mettre une bonne distance, en tout cas ,on entendait plus leurs cris . juste les balles qui sifflaient . à un moment mon papa y me dit # mon fils tu vois la SAS elle est dans cette direction , alors va toujours tout droit, et tu y arrivera , et moi donne moi les cartouches que tu as ,papa y va les retenir #, avec le temps je me suis aperçu que mon papa y voulait tout simplement me sauver la vie . merci papa, je t’aime !! mais moi en entendant cela, je me mets à pleurer # non je sais pas ou c,est, et puis je veux pas te laisser je vais me perdre . je connais pas la montagne# il faut dire qu’on était encore bien loin de la SAS . alors mon papa y me dit #ok mon fils, on court ensemble et tu verras, on va leur mettre bien bien# ( je cite) , et on se remet a courir toujours sous les balles qui sifflent cela à duré environ , 3 heures . on était dans un état lamentable. tout déchiré, sale , en sueur ,je crois même que des fois on courait plus, on marchait vite on était crevé , c’est drôle mais avec le recul je me dis, whahhh !!!!j’ai vécu quelques choses de grand et puis a 11 ans la conception de la mort n’est pas pareille, finalement, je me rappelle on devait approcher de la SAS ,car on entendait plus de coups de feu . et soudain on voit environ 25 militaires de la SAS qui viennent vers nous . Ce qui s’était passé, c’est que mon oncle et les deux autres chasseurs y étaient arrivés à la SAS et avaient prévenu le commandant que nous étions attaqués par les felouzes et que, sûrement on devait être mort . mon papa y parle avec les militaires ,de cela je me rappelle plus de la conversation , les militaires continuent vers ou étaient les felouzes , et nous 30 minutes après on rentrait à la SAS. mon oncle était sûr que l’on était mort . il devait être 14 heures . pas besoin de vous dire, on a embarqué fissa ,dans la voiture et le side car , et on est rentré à Bône à la cité Montplaisant . durant le trajet mon papa y me dit # surtout tu dis rien à ta mère # .Sauf que quand ma mère elle à vu comment j’étais, tout les vêtements déchirés , et plein d’ éraflures qui saignaient . elle m’a fait cracher le morceau . aie aie aie le scandale , qu’elle lui fait # .va te tuer toi !! mais pas les enfants, laisse-moi les enfants à la maison . si toi tu es fou de la chasse n’emmène pas ton fils#bref bref un scandale dans la maison je me rappelle que même rentré en France j’avais encore le tricot vert que je portais cette journée là mais avec le temps j’ai dû le perdre ,dommage je le gardais en souvenirs .mais bon comme il fallait survire il devait y avoir d’autres priorités .

Gégé du CANADA.

une belle histoire vraie. nous remercions Gérard pour cette première belle histoire.

Published by francis.mauro

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"Blog d'un ancien sous officier d'active du 4e RH de 1956 à fin 1959. ce blog est un blog qui cherche à regrouper les anciens de ce régiment de la guerre d'Algérie à ceux à nos jours jusqu'en 2011. bienvenue à tous!"

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