Honneur à notre armée de conscription !

Publié le par francis.mauro

Le cinq février 1958, 10 heures du matin, pendant la fouille d’une mechta, un violent accrochage éclate avec les forces de l’ordre de Sidi Djémil (4e RH) et une bande rebelles dans la mechta Dramena au douar thala près de Mondovi secteur de la Seybouse…

Devant ses hommes le maréchal des logis M.R est mortellement blessé d’une balle de PM dans le cou tirée par un rebelle.

 Les hussards décontenancés se sont aplatis au sol sous la soudaineté de l’attaque et du feu nourri des rebelles qui ont giclé d’une grange tuant le MDL.  Que vont faire les hussards leur chef n’étant plus là ?.

Les rebelles profitants de cet effet de surprise se sont engouffrés dans le lit d’un oued tout proche pour échapper à la poursuite qui devrait rapidement s’effectuer. Ils sont au nombre de huit passablement armés et aguerris. Ils connaissent particulièrement bien le terrain, ils sont chez eux.  Leur salut est de remonter l’oued pour se disperser dans le djebel plus haut.

Les hussards se regardent sans un mot, puis ils se relèvent d’un bon le regard déterminer à venger leur chef, leur copain.

Deux hommes avec leur PM bondissent dans l’oued sous les ordres d’un brigadier, le reste du groupe les suit l’arme à la main prête à faire feu.

Ils remontent l’oued le plus vite possible en bondissant de rochers en buissons dans l’oued à demi asséché à cette époque.

Puis soudain les deux hommes de têtes entrent en contact avec un rebelle qui protège la fuite de ses coreligionnaires.

Celui-ci n’a pas le temps de faire feu, deux rafales de PM le font rouler au sol.

Les suivants du groupe des hussards arrivent sur place et passent en tête, ils ont vu le tableau, c’est à eux ce continuer.

Ils avancent avec prudence par petits bons silencieux, écoutant sans bruit le mouvement des rebelles devant eux qui se sont arrêtés pour attendre leur camarade.

Deux des rebelles ont l’idée de rebrousser chemin pour secourir si besoin en était leur frère. C’est là leur erreur.

Les hussards les laissent approcher et à bout portant les tuent. Cela fait trois rebelles au tapis.

 Les hussards restent silencieux sachant qu’ils tiennent le bon bout.  Devant les rebelles ne savent plus que faire, alors ils rebroussent chemin en redescendant l’oued. Ils sont cinq et cela fait du bruit, les branches bougent,des cailloux s’entrechoquent  nos hussards ne bronchent pas. Ils sont à l’affût.

Cet alors encore une fois le corps-à-corps, les hussards tirent dans le tas de toutes leurs armes, PM et fusils garant. Ce n’est plus que le vacarme des armes et les cris des agonisants. Entrecoupé de silences énigmatiques.

Nous entendons un hussard crier :

-Ne tire pas fellagha ! et une voix répondre :

-Si je tire !

Le crépitement rageur d’un PM et le claquement sec d’un garant lâchant ses huit coups brièvement nous renseignent sur l’action.

 Le hussard qui prononçait cette mise en garde envers le rebelle en fut quitte pour une légère égratignure à la joue par les éclats de bois de son garde-main arraché par une balle de PM du rebelle en face de lui à cinq mètres pas plus. Cette balle déviée par le bois de son fusil, il devait la recevoir entre les deux yeux. Quelle chance pour lui !

Quatre rebelles tombent sous les balles des hussards. Le dernier des huit rebelles voyant cela lève les bras, jette son fusil dans un trou d’eau et se rend.

Bilan : sept rebelles au tapis un prisonnier en quelques minutes par des soldats du contingent.

Quoi dire de plus ? sinon :

Honneur à notre armée de conscription !

Le webmaster : FM

 

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